Œnologie

 

Animateur : Francis Karst

 

I. Caractérisation génétique, propriétés physiologiques et biodiversité des levures

L'objectif général de ces recherches est d'aboutir à une méthode rationnelle de sélection des levures les plus performantes pour conduire à une typicité optimale des vins des terroirs.

Les arômes fermentaires peuvent contribuer de façon significative à la qualité organoleptique des vins. Parmi ces composés, il faut prendre en compte les métabolites propres à la levure, mais aussi les arômes de cépages libérés par des enzymes de levure au cours de la fermentation ou de l'élevage sur lies. La nature de ces composés va dépendre d'une part des propriétés nutritionnelles des moûts, mais aussi d'autre part des propriétés physiologiques de la levure utilisée.
Le laboratoire a constitué une collection importante de levures indigènes, dont certaines sont commercialisées sous forme de levures sèches actives.
Une première approche génétique (caryotypes par champs pulsés) a permis de débuter la classification génétique. Cette dernière est poursuivie par l'analyse des profils inter delta et par la technique des microsatellites. La technologie est appliquée à la caractérisation génétique de populations de levures de différents vignobles français et européens.

Par ailleurs, la collection de levures sera évaluée pour son polymorphisme génique (gènes de la voie des stérols) et pour des propriétés physiologiques reliées à la qualité fermentaire. Ces travaux réalisés en collaboration avec l'Université de Haute Alsace ont comme objectif d'identifier des allèles intéressants pouvant être valorisés sur le plan technologique.



 

II. Déterminisme génétique et biochimique de la synthèse des composés isopréniques chez la vigne

L'objectif général de ces recherches est d'identifier les mécanismes moléculaires (gènes, fonction, localisation cellulaire des enzymes, régulation) impliqués dans la biosynthèse des composés aromatiques de la famille des terpénols d'une part, et à l'ensemble des isoprénoïdes (caroténoïdes, stérols, saponine) d'autre part.

Deux approches sont utilisées dans la thématique.

La première consiste à caractériser moléculairement les gènes de la biosynthèse des isoprénoïdes chez la vigne à l'aide EST de vigne ou à partir de gènes isolés chez d'autres ligneux. Ils sont séquencés et analysés sur le plan fonctionnel (mesure de l'activité enzymatique) dans des souches de levures défectives pour les activités correspondantes. La suite du programme consistera à étudier l'expression de ces gènes chez la vigne en fonction des terroirs.

La deuxième approche est une approche de protéomique faisant appel à des couples de variétés de vigne quasi isogéniques (savagnin rose/gewuztraminer, chardonnay/chardonnay muscaté ...) qui pourra permettre d'identifier des allèles spécifiques.

La dernière approche est basée sur la mise au point d'une méthodologie simple de quantification des terpénols glycolysés des moûts et une collection de ségrégants permettant la caractérisation de la ségrégation du caractère aromatique ou de QTL. Ce travail est réalisé en collaboration avec les équipes de génétique de la Vigne et biologie du développement de la vigne de l'UMR 1131 (D. Merdinoglu, E. Duchêne, J.E Masson).

Collaborations

Equipe DGAP Colmar (D. Merdinoglu, J.E Masson), URVG Evry (AF Adam-Blondon, Laboratoire de Microbiologie (C.Gaillardin, Grignon), Equipe de microbiologie, UMR Sciences pour l'œnologie (JM Sablayrolles, Montpellier).

 

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